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 Une étoile parmi tant d'autres

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requiem-for-an-illusion
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MessageSujet: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 15:52

Coucou! Bon bah voila je poste ma première fic sur twilight ici, en esperant qu'elle vous plaise. C'est trés trés différent de la saga de Stephenie Meyer mais j'espere que la lecture de cette fic vous procurera autant de plaisir que je peux en avoir à l'écrire.

Bonne lecture à vous !!!!


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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 15:53

Une étoile parmi tant d'autres


Prologue :

Il était vingt-et-une heures et quarante huit minutes quand je perdis définitivement mon âme. Depuis ce jour là, je n'avais plus jamais vraiment été la même personne. Et parfois, il m'arrive de me demander à quoi j'aurai pu ressembler si je n'avais pas vécu le millième de ce que j'ai vécu aujourd'hui. Serai-je forte, belle, dans la force de l'âge? Aurai-je été de ces filles là, blondes péroxydées qui exhibent leur parfaite esthétique dans tous les magasines people? Aurai-je brillé d'intelligence ou de charisme? Aurai-je fini seule, errant dans la pénombre d'une vie que je n'aurai pas choisi, toujours plus lasse à tenter de combler un manque incompréhensible qui m'aurait prit dans les tripes comme cela, sans jamais pouvoir mettre des mots sur une douleur pourtant bien présente, un sentiment tellement barbare et rustre que je n'en trouve pas les mots pour le qualifier; cette impression tout simplement de n'être qu'un rien parmi d'autres à passer à côté d'une existence qui aurait pu être la mienne. A passer à côté d'une existence qui aurait du être la mienne. Car je le sais aujourd'hui, ou plutôt j'en suis convaincue puisque rien ne peut vraiment justifier cette affirmation, tout cela m'était prédestiné.


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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 15:55

Chapitre 1 : Un cauchemar sans fin.

Si je dois vous conseiller une chanson à écouter pour accompagner ce chapitre ce serait Goraszewska de Saez, un instrumental qui colle bien à l'état d'esprit qui plane sur ce chapitre il me semble. Voici le lien de la chanson correspondante : http://fr.youtube.com/watch?v=_iUeRc2eg5A


21 : 47.
Vingt-et-une heures quarante sept indiquait mon réveil. Je fixais les nombres rouges qui juraient dans la pénombre de la pièce depuis déjà deux heures. J'avais le sentiment d'être plus immobile que je ne l'avais jamais été. J'avais passé les dix sept années de ma vie à bouger inlassablement, voulant toujours aller plus vite que les choses. Gamine, je rêvais de dépasser la vitesse de la lumière. A l'école, je passais pour hyperactive mais non je n'étais pas malade, j'avais juste une soif de vivre qui dépassait complètement l'entendement, rêvant de pouvoir découvrir tout ce qui m'était inconnu et je me disais que jamais je n'aurai le temps de conquérir ces terres lointaines qui semblaient n'exister que pour satisfaire ma curiosité de petite fille gourmande de vie si j'acceptai de faire du sur place, ce que tous les adultes semblaient bêtement attendre de moi. Mais c'était impossible, je ne pouvais répondre favorablement à leurs attentes.

Cela faisait deux heures que j'étais figée, assise sur ce pauvre lit miteux où trônaient un nombre incroyable d'ours en peluche. J'adorais les ours en peluche lorsque j'étais petite, je leur trouvais des prénoms et je me plaisais à imaginer ce qu'ils faisaient la nuit alors que l'on me forçait à rester enfermée dans le noir. Le fait que l'on me force à rester ainsi m'était tout simplement incompréhensible, quand je pensais à tout ce temps que je perdais à dormir alors que j'aurai pu faire tant de choses. J'aurai pu être le second Christophe Colomb et découvrir moi aussi un continent qui ferait rêver tous les humains encore plus que ne pouvaient faire rêver les États-Unis... Le temps me paraissait si précieux.

Et pourtant, figée là, je me demandais comment il pouvait être humainement possible que le temps passe si vite. Je me sentais pareille à une statue regardant le monde évoluer en mode « avance rapide », ne comprenant rien aux images qui se déroulaient devant moi à une vitesse abrutissante. J'étais tout juste bloquée, mon corps ne prenant mouvement que par de légers soulèvements de poitrine que je ne pouvais pas contrôler. Je me serais bien empêchée de respirer si j'en avais été capable. Et puis non, il ne fallait pas. Il fallait y croire, il y avait toujours de l'espoir. Il était inconcevable ne serait-ce qu'un millième de seconde que je puisse penser qu'il n'y ait plus d'espoir. Il le fallait.

Comme répondant à mes pensées stupides, mon téléphone se mit à sonner déchirant le silence sans une seule once de respect.

21 : 48.
Je retins mon souffle et effleurait la touche verte autorisant l'appel, le coeur battant à mille à l'heure. Angoissée? Non pas du tout. Enfin si, peut être un peu. Même un peu plus qu'un peu. En fait, j'étais complètement mortifiée d'angoisse, la peur résonnant en moi exactement comme l'aurait fait le bruit d'une bombe éclatant en plein d'un monument sacré ancien de plusieurs siècles, comme une église par exemple.
«  Bella? Demanda la voix rauque de mon beau-père, semblant étouffée par les sanglots.
- ...
- Bella, tu m'entends? »
Je ne répondis même pas. Et voila, c'était arrivé. Il n'y avait plus d'espoir à avoir. Il n'y avait plus de pensées à se remémorer, tout cela était inutile. Il n'y avait plus que le spectre de ces larmes que je n'avais pas réussi à verser pendant ma longue attente inhumaine.
« Bella, continua-t-il, n'ayant pas la moindre idée de ce qui pouvait me traverser l'esprit, ils ont fait tout ce qu'ils ont pu, mais il n'y avait plus rien à faire...
- ...
- Bella, je suis vraiment désolé...
- ...
Bella? ...»

Je ne pris même plus la peine de répondre, mon téléphone me glissant des mains pour tomber violemment sur le plancher de ma sinistre chambre de petite fille qui n'en serait plus jamais une. Pourquoi? Parce que pour qu'il y ait une chambre de petite fille dans cette sinistre maison de famille qui n'avait maintenant de famille que le nom, il fallait qu'il y ait une petite fille. Or, il n'y avait plus de petite fille maintenant dans cette pièce; il n'y avait plus que ce corps sans âme en perdition. Pour qu'il y ait une petite fille, il fallait une maman. Or, la maman venait tout juste de s'éteindre, alors, à quoi bon? A quoi bon rester dans ce lieu rempli de souvenirs qui ne serviraient plus jamais qu'à me hanter comme les moments de passé heureux hantent ceux qui ont vu leur vie s'effondrer brutalement en un simple coup de fil un jeudi soir à vingt-et-une heures et quarante huit minutes.

J'ouvris la fenêtre en un geste las, pensant soudain à ce que pourraient penser les voisins s'ils avaient par le plus grand des hasards passé les yeux à travers leur fenêtre pour venir se poser sur moi. Ils auraient sûrement pensé que je faisais le mur. Mais finalement, je me repris. Peu m'importait ce que pouvaient penser les maudits habitants de ce pathétique quartier résidentiel de Seattle. Plus rien n'importait en fait. Et alors je me passais par la fenêtre, puisant dans les quelques ridicules forces qu'il me restait. Alors que j'escaladais la paroi extérieure de la maison, je réalisais soudainement que moi et ma mère n'étions pas les seules à avoir perdu notre âme ce soir. Ma mère avait toujours été l'âme de cette maison où il faisait habituellement si bon vivre. Nous y invitions souvent des amis, et cette maison avait le pouvoir incroyable de faire ressentir à toute personne normalement constituée le plus grand bien être possible. Nos invités s'étonnaient toujours, à penser que cette maison était magique. Quand ils disaient de telles paroles, je souriais intérieurement, sachant pertinemment que ce n'était pas la maison qui était si fantastique, c'était ma mère tout simplement, mais cela je le gardais pudiquement en moi, comme étant la détentrice du plus grand secret que la terre n'ait jamais porté ce qui m'emplissait d'une fierté incommensurable.

Je tombais maladroitement sur le sol mais cela m'était totalement indifférent, j'aurai bien pu me casser les deux jambes que cela ne m'aurait pas plus touché que cela. Et alors que je me retrouvais dehors, je me demandais bien où je pouvais aller. Je n'avais aucune destination en tête mais mes jambes décidèrent seules de prendre mouvement ce que je ne tentais même pas de contrôler. Je courrais, courrais, encore plus vite que je ne l'avais jamais fait au par avant. Je ne ressentais plus rien. Je ne ressentais même pas le vent froid qui fouettait mon visage plutôt violemment, me sentant vide comme une abîme profonde. Je courrais toujours, à la recherche d'une lumière, d'une sensation qui aurait réussis à me faire sentir un peu vivante, mais non rien. J'étais seule face à une route qui n'avait décidément aucune fin, s'étalant à perte de vue dans ce vide immense que semblait être devenue mon existence.

Des lumières artificielles semblèrent répondre à mon appel inconscient, mais elles ne me firent ressentir aucune sensation si ce n'est que mes yeux purent plus facilement distinguer des formes dans l'obscurité qui m'entourait. Quoi que, cela pourrait bien être moi qui entourait l'obscurité voir pire cela pourrait être mon obscurité à moi qui entourait le reste du monde...

Les lampadaires éclairant l'allée, je remarquais que j'arrivais en plein centre ville. Combien de kilomètres avais-je pu parcourir? J'avais le sentiment que cela faisait à peine cinq minutes que je venais de quitter la maison qui m'avait vue grandir. Regardant ma montre, je constatai que ma perception du temps avait été légèrement altérée par les évènements.

01 : 35.
Ma montre m'indiquait qu'il était une heure et trente cinq minutes; peu m'importait finalement. Le temps qui jadis me semblait si précieux, n'avait aujourd'hui plus aucune valeur à mes yeux, tout m'était indifférente comme si un coeur de pierre avait remplacé mon organe vital.

Mes pieds me menèrent vers une ruelle sombre, et alors que je continuais toujours à avancer, refusant de m'arrêter je me rendis finalement compte que je n'avais plus vraiment le choix, me retrouvant face à un cul de sac. Me retournant, je remarquais l'obscurité incroyable dans laquelle j'étais plongée. Levant les yeux vers le ciel, je n'y trouvais aucune lune. C'était une nuit sans lune, même le ciel n'était pas avec moi ce soir.

Soudain, je remarquais deux yeux rouges dans mon champ de vision, déchirant l'obscurité comme l'avaient fait les chiffres de mon réveil quelques heures plus tôt, et alors une grande sensation de danger s'emplit de moi... enfin! Moi qui avait cavalé dans toute la ville juste pour ressentir quelque chose, la moindre chose insignifiante qui m'aurait fait me sentir vivante... Et pourtant ce n'était même pas agréable de se sentir en vie. Je restais figée, n'essayant même pas de m'enfuir – de toutes façons cela aurait été dérisoire, où aurai-je bien pu fuir? Les bras ballants je restais simplement stoïque face à mon futur agresseur. Qu'il fasse de moi ce qu'il voulait, peu m'importait. Ce soir, j'avais perdu mon âme alors perdre la vie n'était vraiment plus du tout important pour moi. Ce n'était même plus vraiment une perte. Peut-être que mon agresseur allait finalement me rendre service, parce que je savais que j'étais trop lâche pour sauter d'une falaise.

Alors qu'il s'approchait dangereusement de moi, je restais résignée dans l'attente de son agression. Je ne comprenais pas, que faisait-il? Peut-être qu'il était un de ces psychopathes qui aimaient voir la terreur sur le visage de leurs victimes. S'il ne fallait que cela pour le satisfaire, je me mis à crier du plus fort que je le pu, me déchirant presque les cordes vocales. J'entendis mon cri résonner dans la nuit, dans cette nuit qu'était devenue mon existence qui allait peut-être enfin se diriger vers la lumière.

Comme entendant mes pensées, l'agresseur se jeta enfin sur moi. Le souffle coupé, je ne ressentis même pas la peur. J'étais tout simplement dans l'attente. Dans l'attente de la fin de ce cauchemar que cette nuit avait été. Les yeux fermés attendant tout simplement ma fin, je sentis un poids s'abattre sur moi, projetée contre le mur, j'ouvris les yeux médusée par la douleur que se faisait sentir dans chacun de mes membres, cherchant à voir le visage de mon agresseur. Celui-ci était plus pâle qu'un cadavre, ses yeux rouges jurant totalement avec sa pâleur... Qui était cet homme et pourquoi était-il si inhumain? Moi qui avait beaucoup lu sur les psychopathes je n'étais jamais tombée sur la description d'un tel malade. Mais peu m'importait, cet homme qui pensait me faire du mal et briser ma vie ne me donnait que la perspective de quitter enfin un cauchemar que je n'avais pas choisi. Il approcha dangereusement son visage de mon coup et me mordit sauvagement, tel un animal.

C'est alors que je pense enfin avoir comprit pour la première fois la réelle signification de la douleur. De mon cou où était la morsure de ce type bizarre commença à se propager une sorte de substance brûlante dans tout mon corps, qui me brûlait l'intérieur comme l'aurait certainement fait de l'acide citrique et me faisant hurler, déchirant l'imposant silence de la nuit. La substance semblait se mélanger à mon sang, je sentais tout son affreux trajet dans mon être et c'est lorsque je sentis que le sang arrivait enfin à mon coeur qu'une douleur plus puissante qu'aucun humain ne pourrait l'imaginer, me faisant me cambrer de douleur, plus seule que jamais dans cette nuit de solitude. C'était donc cela la mort? Et bien, si j'étais réellement en train de mourir, tous ceux qui pensaient que cela se faisait en un clin d'oeil se trompaient ouvertement.

J'aurais pu crier pour appeler au secours mais cela n'aurait servi à rien, il n'y avait plus personne pour venir me sauver. Alors je criais, je criais ma haine au monde entier et celui ci se le prit en pleine face, je le haïssais. Je haïssais le monde et il me le rendait bien. Oui c'était vrai, pour la première fois de ma vie je haïssais le monde de toutes mes forces, une rage en moi dictant mes émotions si intensément que j'aurai pu tuer n'importe quelle personne qui me serait passé sous les yeux... Je sentais toutes les forces que j'avais me quitter au fur et à mesure, mon corps semblant perdre un peu plus de vie à chaque seconde qui passait. Et alors que je sentais la fin définitive s'approcher, je ne sais trop comment mais je pu rouvrir les yeux et je me rendais compte que j'étais la face contre le sol. Celui-ci était glacé, je sentais sa dureté contre ma joue. Je levais les yeux et c'est alors que je la vis.

Elle était bien trop belle pour être humaine, ses traits si réguliers mettant en valeur de petits yeux aux reflets dorés et le teint blanc comme de la porcelaine. Elle avait un des ces visages là, si sereins qu'ils nous mettaient directement en confiance et un sourire si chaleureux aux lèvres qu'elle me donna envie de sourire malgré ma douleur.
Sa voix enchanteresse de soprano résonna dans l'air comme une mélodie.

« Ne t'inquiètes pas, tout ira bien. »

C'est alors que je compris, elle était un ange, ce qui expliquait sa beauté inhumaine. Confiante et soulagée d'avoir enfin ce que je voulais, je fermais les yeux avec un semblant de sourire aux lèvres. Ça y était, l'heure de la fin de mes souffrances avait enfin sonné. J'étais immanquablement et irrévocablement morte.

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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 16:05

c'est bien j'aime beaucoup!!
ont veut la suite bravo !!
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 16:17

Ben pour la suite vas falloir que je termine de l'écrire, j'ai à peine commencé le second chapitre et j'essaye de faire des chapitres assez longs sinon c'est plutôt frustrant pour les lecteurs...


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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 19:29

AH j'aime beaucoup
J'attend la suite ^^
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Sam 17 Jan - 19:41

Merci beaucoup !
Pour vous faire patienter, tout ce que je peux vous dire c'est que le prochain chapitre sera du point de vue d'Edward!
J'ai édité le premier chapitre, finalement je me suis rendu compte à une éniéme relecture qu'il y avait toujours quelques fautes. Si jamais vous en trouvez encore prévenez moi, je n'aime pas vraiment cela.
Sinon pour l'avancée de la fic, j'ai écrit environ une page du deuxiéme chapitre. Je pense le poster soit dans la nuit ou alors, ce qui me semble beaucoup plus probable, demain dans la journée.
Sinon pour prévenir que vous ne me disiez pas qu'il ne se passe pas grand chose, les deux premiers chapitres sont en quelque sorte une exposition de l'histoire, présentation de leur façon de penser mais surtout de ce qui les amène à la suite qui risque d'être plutôt folklorique. Non pas que je me sente capable d'écrire quelque chose qui sorte totalement de l'ordinaire mais c'est juste que je n'ai jamais lu de fanfiction comme celle que je suis en train d'écrire et je crains que cela puisse étonner certains...

Enfin bref, tout ce baratin pour pas grand chose.


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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 18 Jan - 17:23

Chapitre 2 : La solitude d'un être affligé.

Pour ce chapitre, je vous conseille la musique de Yann Tiersen, Sur le fil pour accompagner votre lecture dont voici le lien : http://fr.youtube.com/watch?v=41lIG8L7MHc. Honnêtement j'ai eu du mal à écrire ce chapitre, qui ne me satisfaisait pas et ne me satisfait toujours pas, mais il me semble nécessaire de le laisser ce chapitre tel quel car il présente le point de vue d'Edward et sa façon de voir les choses ainsi que son histoire. Bonne lecture à vous!


Point de vue d'Edward.

Comme une âme errante, ne trouvant plus le chemin qui la caractérisait, ce qui faisait d'elle cette exception que tous s'arrachaient, il me semblait bien que je m'étais perdu, en omettant le fait que je n'avais plus d'âme évidemment. Il me semblait bien que je m'étais perdu dans les méandres d'une existence sans but et sans sens, à toujours avancer sans plus vraiment savoir pourquoi. J'avais cette déprimante pensée qui était que j'étais devenu la nuit et que ce monde n'avais plus de soleil à m'apporter. Je n'avais plus de raison de briller alors je me serais bien éteint mais hélas ce genre de choses était impossible à mon statut de vampire.

Les néons de la ville juraient sur les visages des passants qui s'affairaient autour de moi, tous plus stressés les uns que les autres. Leurs pensées étaient diverses mais elles se rejoignaient toutes en un même point, ils étaient tous très occupés. Je les enviais en quelque sorte moi qui était perdu dans cette ville autant que dans mon existence, n'y trouvant plus rien à faire. Il n'y avait aucune destination face à moi, juste un chemin sans fin qui ne proposait cependant aucune possibilité de retour en arrière.

J'entrais dans un de ces bars peuplés d'alcooliques et de gros fêtards qui prévoyaient ensuite de continuer leur soirée en discothèque puis en after si, par miracle, ils arrivaient à tenir le rythme de leur soirée de débauche.. Ce qui me fit légèrement ricaner. Cela faisait déjà un mois que je tenais dans ma débauche sans m'accorder ne serait-ce qu'une seule minute de repos... et après tout je n'en avais pas du tout besoin... Ce qui me fit soupirer. J'aurais aimé être capable d'être comme tous ces humains qui bêtement se créaient des rêves superficiels comme trouver leur âme soeur ou bien décrocher la carrière professionnelle qui les laisserait tranquilles pour tout le reste de leur vie alors que moi je savais le fond des choses, j'étais bien plus conscient qu'eux. Je savais qu'au fond le véritable rêve c'était tout juste d'être encore capable de rêver...

J'étais une fois de plus assis au bar, mon verre de whisky pur malt en face de moi pour seule compagnie. Je sortis la lettre que je venais de recevoir de Carlisle dans la matinée, et commençais à la déplier, assez ennuyé. Je savais qu'ils s'inquiétaient tous pour moi, ne comprenant pas vraiment pourquoi j'avais manifesté le besoin de partir... Je soufflais d'ennui puis commença à lire la lettre.


Edward,
Je sais bien que tu ne voulais pas que l'on te dérange mais vois tu, un événement est survenu. Ne panique pas il ne s'est rien passé de bien grave pour nous, mais nous allons avoir besoin de ta présence ici et tu manques terriblement à Esmée... Il ne te servirait à rien de refuser, Alice a venu que tu allais revenir donc de toutes manières tu n'as plus vraiment le choix. Mais je devais te tenir au courant. Prends soin de toi fils.

Carlisle.


Je soufflais. C'était bien du Carlisle tout craché cela, de me demander de faire quelque chose en sous-entendant tout d'abord que j'avais la possibilité de choisir mais de sous-entendre juste après qu'en fait non je n'avais pas vraiment le choix... Je me demandais bien ce qu'il avait bien pu se passer pour qu'il me demande de rentrer. Non que je sous-estimais l'affection que Carlisle pouvait avoir pour moi, je savais pertinemment qu'il me voyait comme le fils qu'il n'avais jamais eu et qu'il n'aurait jamais, mais cela ne lui ressemblait pas de m'écrire quand je m'en allais pour mes périodes de débauche, surtout quand je précisais que je voulais absolument que l'on me laisse tranquille.

Je savais que je leur manquais, surtout à Esmée qui était très certainement la meilleure des mères adoptives que la Terre ait pu porté ces derniers siècles, mais Carlisle avait véritablement manifesté qu'ils avait besoin de moi... Il ne pouvait pas savoir que c'était ce que je cherchais, ce n'était pas lui qui était capable de lire dans les pensées mais bien moi et je ne pensais pas qu'il me connaissait assez pour pouvoir deviner ce que je voulais sans que je ne le précise. Je me rappelais notre rencontre. C'était plutôt étrange pour moi à l'époque, moi qui n'avais jamais été plus que cela par les autres, cet homme si différent avait exercé sur moi une sorte de fascination inexplicable. J'étais soulagé de remarquer qu'il en était de même pour toutes les personnes qu'il côtoyait. Lorsque je fus atteint de la grippe espagnole et qu'il me transforma, il prit instantanément la place de père pour moi. Il était ce père fantastique dont j'avais toujours rêvé enfant et que je n'avais jamais pu avoir.

Mon véritable père biologique, je n'avais jamais vraiment pu le connaître. La seule personne qui l'avait vraiment connu était en fait ma mère, alors qu'il trompait sa femme avec elle, simple paysanne mais tellement belle qu'elle attirait tous les regards et tellement amoureuse qu'elle acceptait de n'être que la maîtresse de cet homme pour qui elle aurait tout donné mais qui s'en était allé lorsqu'il avait finalement compris avec horreur que si son amante commençait à prendre des rondeurs ce n'était pas parce qu'elle se gavait trop de sucreries – elle n'en avait pas les moyens – mais bien qu'il l'avait engrossée. Pendant toute mon enfance, celle m'avait considéré comme si j'étais ce qu'elle avait de plus précieux, retrouvant en moi les traits de son premier et unique amour et rêvant de me voir devenir un homme de la société. Mais moi, je n'en avais vraiment pas grand chose à faire, tout ce qui m'intéressait à l'époque était de m'engager dans l'armée pour pouvoir porter les couleurs de mon pays... Ce qui l'effrayait énormément, alors je ne le faisais pas juste pour la préserver sachant que j'étais tout ce qu'il lui restait. Puis elle tomba malade, et moi aussi. Nos chemins furent à jamais séparés à partir de ce moment là.

J'avais dix-sept ans à l'époque, et je les ai toujours gardés, passant à côté d'une multitude de choses que je ne connaîtrai certainement jamais. Carlisle comprenait ma douleur vu qu'il vivait exactement la même et nous apprirent tous deux à nous divertir en cumulant le maximum de savoir que nos cerveaux étaient capables de contenir. Il avait tendance à se diriger vers les sciences et la médecine alors que moi je me laissais attirer par tout ce qui pouvait toucher à l'art. Nous menions notre vie paisiblement lorsqu'il rencontra Esmée. Esmée qu'il ne me fut pas évident d'accepter, étant habitué à ne partager mon père spirituel avec personne. Ce genre de réaction était plutôt puéril mais je n'avais pas encore à l'époque toute la maturité que je pouvais posséder aujourd'hui... Apprécier Esmée ne fut pourtant pas bien compliqué, elle si aimante et chaleureuse, elle prit rapidement la place de ma défunte mère dans mon coeur et je sentais que de son côté les mêmes changements opéraient. Nous étions en train de créer notre petite famille à nous, et cette idée ne me déplaisait vraiment pas.

Je passais mon temps à analyser les comportements d'Esmée et de Carlisle, je ne comprenais pas du tout leurs sentiments ni ce qui pouvait les unir à ce point. En acceptant de partager mon père avec elle, je les avais vu développer un bonheur qui me frappait violemment au visage, me faisant déjà ressentir ce début de solitude qui me rongeait. Et puis il y avait eu Rosalie, cette fille si belle que Carlisle avait imaginé devenir pour moi ce qu'Esmée était pour lui. J'espérais moi aussi pouvoir développer cet amour qu'il envisageait. Mais non, rien. Je la considérais comme une soeur et même si elle avait tendance à souvent m'énerver, je l'appréciais. Mais cet attachement envers elle ne dépassait jamais l'amour platonique... Et alors je commençais à légèrement désespérer lorsqu'elle aussi parvint à trouver son âme soeur, Emmet, alors qu'elle n'y croyait plus vraiment. Je me demandais s'il existait une personne sur cette planète qui aurait pu être fait pour moi. Je rejettais la faute sur les autres, c'était eux qui n'étaient pas capables de m'aimer... Jusqu'à ce que nous rencontrions les Denali, dont Tanya faisait partie. Celle ci ressentait pour moi une telle fascination que cela dépassait l'entendement. Je savais, pouvant lire ses pensées, qu'elle me voyait avant tout comme un homme et qu'en moi avant d'aimer véritablement dans la personne elle n'aimait que l'homme alors que dans l'homme elle ne voyait que les hommes. Elle ne voyait que ces noms de plus à ajouter à son tableau de chasse. Elle ne s'en rendait pas compte, mais c'était ce qu'elle désirait avant tout, un amour physique. Amour que je lui avais accordé, me disant que si je m'y essayais les sentiments viendraient.

Mais non, rien. Toujours rien. Je ne ressentais rien de ces sentiments puissants que je décryptais en lisant dans les pensées de mes proches sans vraiment le vouloir, celles ci semblant forcer le passage dans ma tête plus qu'autre chose. Et je sentais que Tanya elle par contre commençait à développer un attachement particulier pour moi, alors je la laissais m'excusant de la froisser mais que je ne pouvais continuer ainsi alors que je savais pertinemment que mes sentiments pour elle n'évolueraient jamais vers cet amour que j'avais envisagé pouvoir ressentir un jour pour elle.

Ainsi, je comprenais que le problème ne devait pas venir des autres mais bien de moi-même. Étais-je finalement capable de ressentir ce genre de choses? Alice et Jasper nous rejoignirent dans notre famille peu de temps après et leur bonheur à eux deux aussi commença à me sauter au visage, me tapant plus profondément que jamais sur les nerfs. Mais en contrepartie j'avais fait de la nouvelle venue une véritable amie à qui je tenais véritablement comme une petite soeur.

Cependant, vivre avec tous ces couples réunis était finalement devenu intenable pour moi avec les années. Au bout d'une vingtaine d'années, j'avais commencé à ressentir mon besoin d'indépendance, de partir et de les laisser savourer leur bonheur. Après tout, ils méritaient tous d'être heureux. Ainsi, j'avais prit l'habitude de m'évader régulièrement pour partir, aller chercher ailleurs une raison à mon existence et aussi tenter de trouver moi aussi celle qui aurait été capable de me rendre heureux. Cependant j'étais devenu de plus en plus froid et résigné avec les années, me demandant à chaque journée où, plus seul que jamais, je voyais le soleil se lever:

« Mon coeur a t'il déjà aimé? »

C'était donc tous ces sentiments qui m'empêchaient de prendre la route immédiatement pour Forks. J'avais peur, j'étais véritablement mortifié de me retrouver encore une fois face à leur bonheur insolent et à leur amour impudique qu'ils ne pouvaient cacher. Je savais qu'ils m'aimaient tous autant les uns que les autres, ayant tous cette tendance à me mettre sur un piédestal et que de me voir me comporter ainsi leur faisait une grande peine mais je leur en voulais au fond, je leur en voulais d'être meilleurs que moi. Je leur en voulais d'avoir cette capacité à aimer qui était totalement étrangère à mon coeur. Cette colère était plus simple à gérer que le profond dégoût de moi-même que je pouvais ressentir et ils le savaient bien. Alors compréhensifs, ils me laissaient partir, mes départs étant de plus en plus proches dans le temps et durant de plus en plus longtemps.

Mais ce n'était pas pour autant que partir provoquait en moi un soulagement exceptionnel, non c'était plutôt devenu vital pour moi, comme si en leur présence je passais mon temps à retenir ma respiration et qu'une fois évadé je pouvais me remettre à respirer plutôt normalement. Cependant mes départs ne répondaient jamais à mes attentes. Moi qui me raccrochais à une envie de trouver un sens à mon existence, aussi éphémère qu'il puisse être, je ne le trouvais jamais. Il n'y avait rien au fond qui me raccrochait à cette ville aux néons fluorescents qui ne puisse me retenir de partir, si ce n'était ce verre de whisky pur malt qui était toujours là devant moi, semblant attendre que je daigne enfin l'avaler.

Ce que je fis, refoulant intérieurement la grimace qui me vint au goût du liquide mais savourant cependant la chaleur agréable qui commençait à se propager en mon être. Je ne supportais pas le goût de l'alcool mais mon corps en ressentait les effets. Je payais rapidement la note au barman, lui laissant un bon pourboire et le remerciant intérieurement de m'avoir laissé tranquille pendant tout le temps que j'avais passé accoudé au bar.

Je pris la route. Je savais que j'avais un long chemin à parcourir mais je préférais courir plutôt que de voler une voiture au pauvre homme qui aurait eu le malheur de laisser son véhicule garé ce vendredi soir dans la rue où je m'étais trouvé. Je préférais courir, l'alcool augmentant ma perception de certaines choses comme de la caresse du vent sur ma peau de granite. Finalement, il était temps que je rentre. Forks me manquait un peu et j'allais enfin pouvoir revoir les miens. Là bas, quelque chose m'attendait et je pourrais enfin me donner une raison d'avancer. Je pourrais enfin trouver une raison d'éclairer mes journées trop sombres et vides de sens. Et tant pis si je n'étais pas à l'aise avec eux, tant pis si en leur compagnie je me sentais plus seul que jamais, ils étaient ma famille. Je rentrais enfin chez moi.

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Alors, vous en pensez quoi???


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MisaRose
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 18 Jan - 18:33

J'aime beaucoup!
Ta fic est...je ne sais pas comment la décrire, c'est amer, cynique, assez décapant mais on ne peut pas s'empêcher de continuer à la lire et à l'aimer!
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Dim 18 Jan - 18:49

j'aime beaucoup...j'attend la suite miss,continue !
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Lun 19 Jan - 12:42

j'aime beaucoup !!
continue ^^
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Lun 19 Jan - 19:29

Et bien merçi à vous pour tous ces beaux compliments qui me touchent. Mais non désolée pas de suite pour ce soir, trop de boulot avec les cours c'est pas trés trés gérable et je préfére vous poster une suite bien construite plutôt qu'un torchon bâclé, je pense qu'on peut le comprendre! :p

Sinon voila voila j'ai un petit souci, plus j'avance dans le plan de ma fic plus je me rend compte qu'il risque d'y avoir des passages plutôt dirons-nous, "osés" ... Ainsi je me demande si je suis autorisée à poster ce genre de textes ici...
Bon je vous rassure, je ne pense pas faire dans la pornographie ni dans le récit purement érotique mais tout de même.
Ou alors la solution pourraît être que je poste ici une version censurée, et que je vous donnerai un lien en plus de l'autre version, la vraie celle que j'aurai rédigée véritablement comme je l'entendais...

M'enfin voila par rapport a ce genre de choses je ne connais pas la politique du forum, donc éclairez moi. SVP ^^


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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Lun 19 Jan - 23:17

lol ok ,
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Mar 20 Jan - 12:07

Vu que winette est modo je pense que le fofo accepte très bien ce genre de chose siffle
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Lita
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MessageSujet: Re: Une étoile parmi tant d'autres   Mar 20 Jan - 19:46

tant que ça ne tombe pas dans le vulgaire ça dérange pas je pense
(et connaissant le fofo ya pas trop de risques^^)
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Une étoile parmi tant d'autres

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