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| | Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack | |
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| Auteur | Message |
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Tititof Perd connaissance


 Nombre de messages: 823 Age: 34 Localisation: garde la main chaude de Jacob dans la sienne Date d'inscription: 29/08/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mar 14 Fév - 15:08 | |
| Oh lala, j'ai du retard moi ! Jabob désimprégné de Nessie...Décision risquée de ta part !!! lol Mais je ne peux pas te contre-dire, j'ai fait exactement pareil avec Paul dans ma fiction à l'époque !!! lol Par contre, j'ai vraiment cru ensuite que Jacob annonçait à Bella qu'il était imprégné d'elle, ce qui m'aurait étonné de ta part | Citation: | | Si vraiment j'avais été amoureux de toi pour cette raison, j'aurais pu l'être aussi de sa seconde « moitié »... Or, ce n'était vraiment pas le cas ! Dit-il dans un pâle sourire en faisant directement référence à Edward. |
Très très bon argument !!!
| Citation: | | Et comment expliques-tu le fait que je voulais plus que tout vous séparer, Edward et toi ? Si Nessie était ma destinée, tu ne crois pas que j’aurais justement agi totalement différemment et que j'aurais tout fait pour vous réunir ? Continua-t-il. |
Encore un très bon argument lol Que tu n'avais pas manqué de nous servir à la GRANDE EPOQUE des débats
| Citation: | Que toi aussi tu m'aimes, lâcha-t-il enfin. |
lol Du Jacob tout craché direct, provoquant, et qui a raison en plus 
| Citation: | | Tu ne voyais que Edward parce que tu ne voulais voir que lui. La situation te plaisait et tu ne voulais surtout pas que ça change. Tu n'avais donc rien remis en question et tu n'avais même pas réfléchi ! |
LOL eh ouais...c'est tellement vrai
| Citation: | | Je suis heureuse avec Edward et je l'aime ! |
On peut aimer deux personnes à la fois donc argument pas valable lol
| Citation: | | Ces instants de réflexion me firent également comprendre que je n'avais pas seulement été envieuse de Charlène, mais aussi de ma propre fille |
Pas bien Bella lol mais bon, je peux parfaitement concevoir une jalousie de ce type. J'en ai déjà rencontré qui n'était même pas dû au désir de posséder l'autre mais tout simplement une jalousie de voir l'enfant ou autre membre d'une même famille heureux sans la mère, le père etc ...
| Citation: | | Je rouvris les yeux et eus l'impression de voir Jacob d'une toute autre façon, comme si l'éclairage et le contexte avaient changés. Tout me paraissait plus sombre au vu de la situation, mais aussi plus clair car j'avais mon soleil en face de moi. |
Belle description
| Citation: | | J'osai un regard dans sa direction et je compris immédiatement qu'il m'avait cernée. Jacob avait toujours lu en moi comme dans un livre ouvert, il ne servait à rien de tenter de lui dissimuler quoi que ce soit. |
Eh oui, c'est pas marrant quand quelqu'un est capable de déchiffrer la moindre de tes mimiques et lire en toi comme ça :s pas de bol Bella LOL
| Citation: | (...) Tout ce que tu représentes pour moi, c'est-à-dire mon soleil. |
Bel échange, c'est vraiment bien écrit 
ok donc le décor est vraiment planté là !!! Bon, pour avoir du gérer ça, je me demande comment tu vas gérer maintenant les rapprochements physiques et sentiments entre une vampire et un loup-garou J'ai hâte de lire ça 
Bon chapitre, pleins d'émotions Edward me fait un peu de peine quand même.... LOL Tu as pris une décision très risquée mais qui se tient donc intéressante !!! |
|  | | Alice_Cullen_57 Aide Angela


 Nombre de messages: 1459 Age: 26 Localisation: A la Push, avec Jake Date d'inscription: 26/07/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mer 15 Fév - 16:29 | |
| | cathylovesedward a écrit: | | Ne t'inquiètes pas je pense que nous pouvons nous entendre quand même lol |
Je pense aussi!! lol!!
| cathylovesedward a écrit: | | D'ailleurs j'ai beaucoup aimé ce chapitre et j'attends la suite avec impatience. |
Merci!! La suite arrive!! 
| Vanille41 a écrit: | | Je le savais ! lol Jacob n'est plus imprégné, ce qui explique largement son comportement face à Nessie |
Exactement!! 
| Vanille41 a écrit: | | comme il aime dire que l'imprégnation n'est pas naturelle |
... Et je partage son point de vue!! lol!!
| Vanille41 a écrit: | | L'explication entre Bella et Jake : sur le fait que Jacob aimait Bella avant car une part d'elle porté sa future imprégnée, ça me fait penser aux discussions sur le forum. Les nombreuses suppositions du pourquoi du comment. Pas mal ! |
Oui, voilà pourquoi j'ai dit que je dédiais ce chapitre à la team J de 2009!! On a tellement débattu sur le sujet...
| Vanille41 a écrit: | | Alors le fait que Bella ait ses visions : on ne sait tj pas pourquoi -un don vampirique j'imagine- mais qu'est-ce qui les provoque réellement ? |
La réponse viendra bien plus loin!! Mais en effet, ça fait partie de l'intrigue...
| Vanille41 a écrit: | | Et je dois t'avouer que je sèche aussi lol c'est une bonne intrigue ! |
Merci pour le compliment!! J'adore toutes tes questions!! lol!!
| Tititof a écrit: | | Par contre, j'ai vraiment cru ensuite que Jacob annonçait à Bella qu'il était imprégné d'elle, ce qui m'aurait étonné de ta part |
Ah ça c'est sûr!! lol!! 
| Tititof a écrit: | | lol Du Jacob tout craché direct, provoquant, et qui a raison en plus |
Oui... Et Bella qui ne se rend compte de rien... Comme d'hab aussi!! lol!! 
| Tititof a écrit: | | Eh oui, c'est pas marrant quand quelqu'un est capable de déchiffrer la moindre de tes mimiques et lire en toi comme ça :s |
C'est clair, mais c'est la preuve d'une si grande complicité... 
| Tititof a écrit: | | Bel échange, c'est vraiment bien écrit |
Merci beaucoup!! 
| Tititof a écrit: | | Tu as pris une décision très risquée mais qui se tient donc intéressante !!! |
C'est clair qu'en écrivant cette fanfiction, je me suis lancée un ÉNORME challenge... Enfin, il y en a plein dans ma fic... J'espère que tout paraîtra plausible aux yeux de tout le monde!! Pour ma part, ce que j'avance me paraît logique, mais comme le sujet a tellement de fois fait débat, je suppose que là aussi tout est à discuter!! 
Voilà, comme dit plus haut, la suite arrive!! Bonne lecture!!
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Chapitre 12 Une réticence inhabituelle et méritée
Edward me rejoignit au cottage quelques heures plus tard, ses traits empreints de désespoir. Sans chercher à comprendre, il semblait avoir deviné l’aboutissement de ma conversation avec Jacob, comme s’il découlait d’une évidence. Je le regardai avec insistance, ne sachant absolument pas quelle expression affichait mon visage. Il s’appuya contre l’un des murs du salon et me toisa lui aussi. Cet échange mutique dura ce qui me paraissait être un long moment. Ne pas lui adresser la parole et comprendre tout ce qu’il me disait par cet échange me faisait davantage souffrir que s’il prononçait clairement ses pensées.
Un constat s’imposa alors soudainement à moi. Le souvenir de notre rupture était également une prémonition... Provoquée par elle-même ! Le problème était venu de mon souvenir qui m’était alors apparu comme très proche tant la douleur qui s’en dégageait était palpable, et parce que ce souvenir avait posé problème et engendré tant de remises en question, il allait devenir un fait futur... Encore une fois.
Edward remarqua mon changement d’attitude lié à ce constat et se précipita vers moi.
- Bella, tu as eu une nouvelle vision ? S’inquiéta-t-il.
J’observais longuement son visage si parfait en me détestant de lui infliger une souffrance pareille.
- Non. Mais je suis sûre, maintenant...
Une fois encore, la fragilité de ma voix me surprit.
- Je ne veux pas te quitter, tu le sais, me coupa Edward. Mais je ne pourrai pas t’empêcher de le faire, rétorqua-t-il aussitôt plus bas.
Ses paroles me parurent complètement absurdes.
- Comment pourrais-je te quitter ?
Les larmes qui me trahissaient trop souvent autrefois me manquaient terriblement. J’aurais voulu pleurer toutes les larmes de mon corps si elles pouvaient atténuer ma souffrance.
- Je sais que tu aimes Jacob, me répondit mon mari. Je l'ai remarqué.
Une nouvelle vague de douleur me submergea.
- Non ! Bien sûr que non ! Tentai-je de me persuader moi-même. - Bella, ne me dis pas que tu n’as rien ressenti lors de ta discussion avec Jacob... Quoiqu’il se soit passé et dit.
Je ne pouvais plus bouger, incapable de poser mes yeux ailleurs que sur ceux de mon mari. J’avais automatiquement coupé ma respiration, tel que j’aurais pu le faire lorsque j’étais humaine.
- Si, dis-je faiblement au bout de plusieurs minutes.
La colère et la tristesse se peignirent alors successivement sur le si beau visage qui me faisait face.
- Mais je t’aime tellement ! M’empressai-je de rajouter. Si tu savais combien je t’aime, Edward !
Mes mains s’accrochèrent à son visage, tentaient désespérément de lui prouver ma sincérité.
- Je n’en doute pas, me calma-t-il en serrant doucement mais fermement mes poignets. - Je suis tellement désolée, répétai-je, à peine audible.
Cette fois, mon époux ne me répondit pas, et un bref silence s’installa. Edward fut le premier à le rompre.
- Je l’ai senti, Bella. Je sens depuis ta vision que tu t’éloignes de moi. - Comment ça ? - Tu ne te montres pas distante, mais je ressens pourtant un vide qui commence petit à petit à se creuser entre nous. - Tu ne m’aimes plus ou m’aime moins qu’avant ? M’inquiétai-je d’une voix plus aiguë qu’à la normale. - Non, ce n’est pas ce que je veux dire. C’est une sorte de pressentiment que j’ai aussi. - Pourquoi tu ne m’en as pas parlé avant ? - Parce que je pensais que ce n’était qu’un simple pressentiment et que je devais le chasser.
Ses paroles me firent l’effet d’une bombe. Ainsi, Edward savait aussi qu’une nouvelle rupture était possible. Je restais pétrifiée.
- Mais après tes doutes sur tes sentiments pour Jacob, je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est peut-être ce qu’il doit se passer. - Tu es en train de me dire... - Je ne te dis rien, me coupa-t-il une nouvelle fois. Je ne veux pas te quitter et je t’aime. Nos deux pressentiments me font peur, voilà tout. Mais je ferai tout pour que tout cela ne se réalise pas. En revanche, je ne peux pas t’empêcher d’éprouver plus que de l’amitié pour lui.
J’acquiesçai en silence, incapable de confirmer une nouvelle fois la situation qui se reformait. J’espérais sans doute que mon mutisme allège cette pénible impression d’enfermement et soulage la souffrance des deux hommes que j’aimais. Edward soupira, déjà lassé de cette course qui se remettait en marche. Si la plupart des femmes se seraient senties flattées d’avoir à faire un choix si agréable – deux hommes que je jugeais parfaits ne pouvaient en aucun cas manifester quelconque indifférence pour la gent féminine –, je me serais très largement passée de ces deux alternatives à ma vie, non qu’aucun de mes deux prétendants ne me convienne, mais plutôt parce que chacun d’eux m’était vital. La décision que je devais prendre pesait lourd sur mes épaules, et, pour la énième fois depuis quelques jours, je me sentais épuisée.
- Je t’aime, Edward, répétai-je. - Je le sais. - Mais ce n’est plus suffisant ? Devinai-je douloureusement. - Je ne sais pas, lâcha-t-il après quelques secondes de réflexion. - Qu’est-ce qu’on va faire ?
Jamais de ma vie je ne m’étais senti aussi impuissante. Mes mains se portèrent de nouveau à son visage et le caressèrent tendrement. Délicatement, comme si j’avais peur de le blesser ou de l’effrayer, je m’approchais de lui et déposai mes lèvres sur les siennes. La texture si familière de sa bouche et son haleine parfumée m’apaisèrent. Cependant, je sentis mon mari réticent à mon baiser, et il ne tarda pas à me repousser doucement.
- S’il te plait, Edward, murmurai-je.
Je m’approchai encore plus de lui et me blotti contre son torse de marbre. Je ne voulais plus me desserrer de mon époux et ne plus jamais le voir s’éloigner de moi. Ses bras m’enlacèrent doucement, hésitants. Je sentais Edward souffrir de cette situation, mais mon besoin de lui était trop présent. Je fis une nouvelle tentative, et levai la tête pour l’embrasser. Ses lèvres me répondirent davantage cette fois. Je me redressai alors et pris son visage entre mes mains, tandis que le baiser que je lui donnais devenait de plus en plus passionné, comme si j’éprouvais la nécessité de me détacher de mon désespoir grandissant et de retrouver l’équilibre qui s’était installé depuis plus d'un an. Une fois de plus, Edward me repoussa doucement.
- Bella, je suis désolé. Essaie de me comprendre. - Je te comprends.
Mon mari me caressa la joue du revers de sa main, de la tempe jusqu’au menton. Ce geste me sembla étrangement familier et je me souvins aussitôt qu’il l’avait déjà fait du temps que j’étais humaine, alors même que nous ne nous étions jamais embrassés. Bien que présent à mon esprit, ce souvenir m’était désagréablement flou. Pourquoi celui-ci ne pouvait-il surgir, à l’image des autres qui me faisaient tant souffrir ?
- J’ai besoin de réfléchir, me dit Edward après un moment. De prendre l’air. - D’accord, acquiesçai-je. Mais je t’en supplie, ne me quitte pas. - Ne t’en fais pas, je ne pourrai jamais me passer de toi.
Sa réponse dessina l’esquisse d’un sourire triste et coupable sur mon visage.
- Je t’aime, répétai-je pour la troisième fois en l’espace de quelques minutes.
Ce fut au tour d’Edward de m’embrasser – malheureusement furtivement –. Il se leva ensuite, se dirigea vers la porte, se retourna, et m’adressa à son tour un faible sourire, avant de sortir.
Je me sentis incroyablement seule. La rage, la frustration, la tristesse, le désespoir et la culpabilité envahissaient chaque partie de mon corps. Je serrai les poings, tentant ainsi d’évacuer ma colère, mais rien n’y faisait. Je tournai en rond. À ce moment précis j’aurais eu besoin d’une amie à qui me confier, sans avoir la crainte d’être jugée. Mon réseau social se résumant principalement aux Cullen – et à Jacob évidemment –, je ne me sentais pas apte à dévoiler mes sentiments et faire face à leur regard. Je m’assis sur le canapé et pris quelques livres de cours, essayant vainement de me concentrer sur ce que je lisais. C’était tout bonnement chose impossible. Au bout d’une heure d’alternance concentration - énervement, je décidai de fermer mes ouvrages et de les ranger à leur place.
Malheureusement les cadres posés sur le bureau de ma chambre ravivèrent ma douleur. Dans l’un d’entre eux, Edward et moi posions à notre mariage. La différence d’élégance et de beauté entre nous était alors indécente. Au moins ma transformation m’avait également permis de me sentir plus à l’aise quant à ce point. Il enlaçait amoureusement ma taille et je portais un regard gêné au photographe, qui se demandait sûrement comment un homme aussi distingué et superbe pouvait se marier avec une fille aussi banale que moi.
Le cadre à côté de celui-ci représentait Jacob et Renesmée. Mon ex-ami – je ne pouvais décidément plus le considérer ainsi –, portait ma fille dans ses bras impressionnants et la regardais avec tendresse. L’imprégnation de Jake qui le fuyait me dépassait également. Était-il possible que sa théorie fusse vraie ? Une fois encore j’eus l’impression que mon corps – et mon cœur – se déchirait en deux. L’une des parties espérait que ce ne fut pas le cas, tant je souhaitais renoncer à cette situation douloureuse, tandis que l’autre aspirait vivement à y croire. Le problème venait justement de cette dernière envie, qui se ressentait davantage comme un besoin. Je ne devais pas souhaiter que cette théorie fusse vraie et avouer que Jacob m’était davantage essentiel qu’il ne l’aurait du l’être.
Sur la troisième photo, Edward, Renesmée et moi étions présents, affichant et témoignant très explicitement du bonheur d’une famille heureuse et épanouie. Alice avait pris ce cliché lors d’une journée de pique-nique, grâce à laquelle nous comptions livrer à Renesmée le maximum d’habitudes et coutumes humaines possible. Le soleil avait alors filtré à travers l’épaisse couche de nuages omniprésente à Forks, se reflétant sur nos peaux scintillantes et faisant faiblement luire celle de ma fille. « L’apothéose d’une vie désirée ». Ce titre aurait très bien pu convenir à ce portrait. Le vague sourire que j’affichais à cette pensée s’évanouit lorsque j’aperçus le quatrième cadre.
Jacob et moi nous y trouvions, un cadrage rapproché sur nos deux visages qui riaient pleinement et en toute aise. Cette photo avait été prise lors d’un jour ordinaire, quelques semaines après l’imprégnation de Jake pour Renesmée. La situation s’était alors tellement agréablement dénouée... Chacun y avait trouvé son bonheur, et Jacob et moi étions devenus ce que nous pensions alors avoir toujours été destinés à être : des amis. Plus aucune ambigüité ne s’infiltrait dans nos échanges et nous vivions pleinement notre relation fraternelle.
J’observais longuement ce cliché, mélancolique de cette époque durant laquelle tout nous paraissait simple et facile. Ma souffrance se fit plus intense lorsque je constatai qu’il n’en serait probablement plus jamais ainsi, tant l’attirance pour Jacob, qui m’avait échappée jusque là, se manifestait désormais trop fortement à son égard, en cet instant précis. Son visage qui me réconfortait chaleureusement autrefois me semblait à présent plus beau et désirable, et j’eus soudainement l’envie de toucher le cadre. Mes doigts caressèrent l’image de ses lèvres. Au moins par ce geste je n’eus pas l’impression de tromper Edward, et assouvis parallèlement un besoin qui me paraissait plus fort. Je fermai les yeux, bien consciente que je devais me ressaisir.
Me détachant des cadres qui compliquaient davantage la situation, je décidai de m’autoriser, tout comme Edward, une promenade en forêt, la motivation de cette envie étant principalement la volonté de me rafraichir les idées. Bien qu’Alice exigeait que l’on ne porte nos vêtements qu’une seule fois, Edward, Renesmée et moi en avions choisi certains qui nous tenaient particulièrement à cœur et que nous avions décidé de garder pour un second usage. J’enfilai le corsage rouge sombre qui rehaussait la pâleur de ma peau et collait à mon corps devenu si beau, ainsi qu’un pantalon noir qui épousait, lui aussi, la moindre de mes formes corporelles. Changer deux fois de tenue vestimentaire en 24 heures était devenue une habitude, tant Alice avait insisté pour que chaque membre de la famille agisse ainsi.
Ma promenade ne me fut d’aucune aide, et je l’écourtai pour rejoindre ma famille. Lorsque j’arrivai à quelques kilomètres de la villa, des voix me parvinrent aux oreilles, et je distinguai très clairement les timbres de voix de Rosalie et Emmett. Plus je me rapprochais, plus il me semblait également entendre Esmée. Cette perception si sensible car peu habituelle me laissa perplexe. Soit mon ouïe se développait encore davantage, soit ma famille élevait la voix plus que d’ordinaire. Avec un certain empressement, je redoublais de vitesse et parvins à la villa quelques secondes plus tard. J’eus alors confirmation de ce que je pensais : Emmett et Rosalie se disputaient. |
|  | | cathylovesedward Emménagement chez Charlie


 Nombre de messages: 22 Age: 29 Date d'inscription: 31/01/2012
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mer 22 Fév - 18:23 | |
| Oh là là pauvre Edward t'es dure hein !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mais bon on en a déjà parlé Jacob a bien eu sa dose de poisse et de souffrance alors chacun son tour... Aller je ne t'en veux pas et j'attends la suite impatiemment !!! |
|  | | littlebylittle Dit au revoir à Edward


 Nombre de messages: 620 Age: 35 Date d'inscription: 21/02/2012
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mer 29 Fév - 16:01 | |
| Wouah !!!! j'adore !!!! j'aime beaucoup ce que tu ecris , tu as un très bon style , bravo pour ton travail j'ai hate de pouvoir lire la suite |
|  | | Vanille41 Partie en lune de miel


 Nombre de messages: 1964 Age: 29 Localisation: dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups Date d'inscription: 25/10/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mer 29 Fév - 16:06 | |
| * Le long silence d'Edward ... Les regards qu'ils s'échangent entre eux on ressent bien le malaise et à la fois les sentiments de chacun : les doutes d'Edward et la culpabilité de Bella. * "pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant?" rhooo Bella aurait dût s'en aperçevoir. Lorsqu'Edward est inquiet ça se voit sur son visage. Je crois que Bella est naïve quelque fois. Ou alors aveuglé par Jake hé hé ! (normal). * J'aime la description des photos que Bella regarde. J'imagine la photo avec la famille scintillante. Aahhh celle de Jake et Bella en gros plan en train de rires (là soupire).  (J'aurais aimé que tu nous mettes des photos histoire d'agrémenter ça à l'histoire  ) * Alice et les tenues. ça me fait penser aux séries tv où ils ont jamais les même fringues. La suite ! |
|  | | missou Fait passer un interrogatoire à Monsieur mystères


 Nombre de messages: 334 Age: 22 Date d'inscription: 11/07/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Ven 2 Mar - 2:30 | |
| j'adore l'histoire, c'est super intéressant, j'ai hâte de lire la suite! Je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas entre les couples, d''abord Edward et Bella, et maintenant Emett et Rose qui se disputent?? La suite!!!  |
|  | | Alice_Cullen_57 Aide Angela


 Nombre de messages: 1459 Age: 26 Localisation: A la Push, avec Jake Date d'inscription: 26/07/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Lun 5 Mar - 19:09 | |
| | cathylovesedward a écrit: | Oh là là pauvre Edward t'es dure hein !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mais bon on en a déjà parlé Jacob a bien eu sa dose de poisse et de souffrance alors chacun son tour... |
Lol!! Merci de ne pas m'en vouloir!!  Dans un triangle amoureux, il y a toujours quelqu'un qui souffre, c'est certain... Et puis comme tu dis, Jacob a eu sa dose de souffrance!! 
| littlebylittle a écrit: | Wouah !!!! j'adore !!!! j'aime beaucoup ce que tu ecris , tu as un très bon style , bravo pour ton travail j'ai hate de pouvoir lire la suite |
Merci beaucoup littlebylittle!! Contente de te compter parmi mes lectrices!! La suite arrive maintenant!! 
| Vanille41 a écrit: | | Le long silence d'Edward ... Les regards qu'ils s'échangent entre eux on ressent bien le malaise et à la fois les sentiments de chacun : les doutes d'Edward et la culpabilité de Bella. |
Dans ces moments, le silence est souvent plus évocateur que des mots... Et je préfère quand les émotions passent par le regard, la gestuelle, que par les paroles!! 
| Vanille41 a écrit: | | Je crois que Bella est naïve quelque fois. |
Bella a toujours eu un train de retard en ce qui concerne ses relations!! lol!! Il me paraissait donc approprié qu'elle n'ait rien remarqué... D'autant plus qu'Edward sait être convaincant quand il le faut!! 
| Vanille41 a écrit: | | J'aurais aimé que tu nous mettes des photos histoire d'agrémenter ça à l'histoire |
J'ai vraiment l'image en tête... Et de ce fait, je ne pense pas qu'elle existe... Mais tu as raison, ça aurait été vraiment bien si j'avais pu illustrer les photos... 
| Vanille41 a écrit: | | Alice et les tenues. ça me fait penser aux séries tv où ils ont jamais les même fringues. |
C'est vrai, c'est rare qu'ils aient les mêmes fringues dans les séries TV!! lol!! En ce qui concerne Alice, il me paraissait logique qu'elle "impose" cette règle à toute la famille!! 
| missou a écrit: | j'adore l'histoire, c'est super intéressant, j'ai hâte de lire la suite! Je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas entre les couples, d''abord Edward et Bella, et maintenant Emett et Rose qui se disputent?? La suite!!! |
Merci beaucoup missou!! Contente de compter également parmi mes lectrices!! 
J'espère que la suite vous plaira tout autant!! La voici!! 
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Chapitre 13 Débordements inhabituels
Même un humain aurait pu les entendre se disputer et distinguer clairement leurs propos, tant ils criaient. Je n’en revenais pas. Bien que membre de la famille depuis peu, je ne m’étais jamais imaginé voir les Cullen s’accrocher. J’entrai précipitamment, soucieuse de comprendre cette nouvelle situation, et, si possible, tenter d’arranger les choses.
- Tu ne penses qu’à toi ! Tu passes ton temps à t’occuper de toi et j’ai l’impression d’être devenu invisible !
Emmett avait littéralement craché ses paroles au visage de sa compagne. La fureur et le mépris que je pouvais lire sur leurs traits me surprirent davantage. Des étincelles de colère éclairaient leurs prunelles qui me parurent soudain très sombres. Si Rosalie s’était autrefois montrée réticente à mon égard, alors qu’elle n’approuvait pas encore la relation que j’entretenais avec Edward, je n’avais jamais vu – et même jamais osé imaginer – Emmett avoir un comportement semblable. Du haut de ses – presque – deux mètres, sa carrure semblait encore plus impressionnante, et je compris de suite mieux ce qu’Edward sous-entendait lorsqu’il m’avait dit un jour « Tu devrais voir Emmett en colère ! », ce qui, j'en étais persuadée, n'était pas arrivé souvent.
Jasper se tenait à leurs côtés et était manifestement désespéré, ce que je ne compris pas. Dans un coin de la pièce, Alice était assise et avait enfoui sa tête entre ses mains, tandis qu’à côté d’elle, Renesmée observait timidement la scène. Depuis la cuisine, Esmée regardait elle aussi la violente dispute de ses deux enfants et affichait la peur et l’appréhension qu’elle ressentait. Seul Carlisle restait calme, appuyé contre une fenêtre qui donnait sur le jardin, les yeux fixés sur l’horizon.
- Et toi, tu passes ton temps à dire des blagues stupides qui ne font rire que toi ! Grandis un peu, Emmett ! Rétorqua Rosalie. - S’il vous plaît...
La voix d’Esmée n’était à présent qu’un murmure que je n’aurai pu entendre à quelques kilomètres de là. Je me dirigeai vers elle, incapable de comprendre ce conflit.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demandai-je à ma belle-mère. - Ils se disputent depuis un quart d’heure. Je ne comprends pas ce qui a pu déclencher tout ça.
Emmett porta ses mains à ses tempes.
- Grandir ? Et toi, il faudrait que tu te décentres, bon sang ! Répliqua-t-il à l’attention de Rosalie. Tu ne fais que t’occuper de ta propre personne, rien d’autre ne t’intéresse ! - Ce n’est pas vrai ! Par contre... - Stop !
Jasper s’était interposé entre son frère et sa sœur.
- J’ai mal au crâne à force de vous entendre et de ne pas pouvoir contrôler vos émotions ! Essayez de vous calmer, j’y arriverai peut-être. - Je n’ai aucune envie de me calmer, lui répondit Rosalie. - Et pourtant, il va falloir, rétorqua Jasper. Vos émotions négatives m’incluent dans votre dispute, et j’en ai assez. Placez vous chacun dans un coin de la pièce, s’il le faut, mais calmez-vous !
Là non plus, je n’avais jamais vu Jasper oser s’imposer si clairement. D’ordinaire si calme et réfléchi, voire impressionnant par sa droiture, il paraissait exaspéré. Emmett et Rosalie s’exécutèrent, se défiant d’un regard empli de rage. Jasper sembla aussitôt soulagé.
- Voilà qui est mieux, dit-il doucement.
Un bref silence s’installa durant lequel chacun échangea des regards interrogateurs les uns avec les autres – hormis Emmett et sa compagne qui se fixaient –, et tentait de comprendre cette étrange situation. Nos réflexions furent interrompues par l’ouverture de la porte d’entrée. Edward s’était apparemment précipité lui aussi.
- Tout va bien ? Demanda-t-il à l’ensemble de la famille de façon à confirmer son doute. - Non, Rosalie et Emmett se sont disputés, et j’ai un très mauvais pressentiment, lui répondit Esmée après quelques secondes de silence.
Mon mari s’avança et observa ses frère et sœur. Sa concentration et son désarroi me semblèrent se confondre en colère, ce que je redoutais aussitôt. Je le toisai longuement, appréhendant les paroles qu’il pourrait prononcer et qui me figeraient sur place. Le contexte dans lequel je me trouvais m’échappait désormais totalement. Je n’avais plus conscience des personnes alentour, je ne voyais plus qu’Edward. Il tourna soudain la tête, conscient de mon regard insistant, qu’il compris instantanément. Il souleva alors mon visage d’une main, caressa ma joue et me sourit tendrement. Cela me rassura... Pour le moment.
- Pourriez-vous m’expliquer ? S’adressa-t-il au reste de la famille. - Emmett, Rosalie ? Appela Carlisle. - Les raisons de notre dispute ne regardent que nous, s’indigna Emmett.
Carlisle se retourna et fit face à son fils.
- Tout à fait. Néanmoins, il me semble important que vous nous expliquiez cette situation. D’autres faits plus ou moins étranges se sont produits au sein de notre famille, et j’aimerais élucider ces mystères...
Edward se redressa, soudainement plus interpellé.
- J’étais en train de me peigner et Emmett m’a littéralement agressée, sans que je comprenne pourquoi, se plaignit Rosalie.
Carlisle sonda Emmett du regard.
- C’est exact. Je ne sais pas pourquoi j’ai agi comme ça, la colère était plus forte que moi, approuva ce dernier. - Et pourquoi reproches-tu à Emmett son comportement habituel ? Demanda mon beau-père en s’adressant à Rosalie. - Je ne sais pas, avoua-t-elle. Lorsque la dispute a éclaté, j’ai été soulagée. Emmett m’agaçait depuis un petit moment.
Carlisle sembla interloqué, réfléchit durant quelques secondes, puis reprit la parole.
- C’est assez étrange. Esmée, tu dis que tu as un pressentiment, c’est ça ? - Oui, acquiesça-t-elle.
Edward et moi échangeâmes un regard. Nous n'étions pas les seuls concernés par des pressentiments.
- De quel genre ? - J’ai l’impression que la famille va bientôt être dissoute, lâcha-t-elle soudain après un instant.
Le visage de mon beau-père resta de marbre et se tourna vers Alice, qui s’était redressée.
- Tu n’as plus de visions depuis combien de temps ? - Environ trois semaines, décréta-t-elle. - Bien. Jasper, ton pouvoir fonctionne-t-il normalement ? - Oui, hormis ce soir. Il m’était impossible de calmer les émotions de Rosalie et Emmett. - Edward, Bella, Renesmée, une remarque en particulier ? Vos pouvoirs fonctionnent-ils aussi efficacement qu’avant ?
Ma fille et mon mari acquiescèrent, et je les suivis dans leur approbation.
- Quelqu’un a-t-il constaté des changements de comportements les uns chez les autres ? Des réactions étranges, peu ordinaires ? Demanda mon beau-père en balayant le séjour du regard.
Edward et moi nous toisâmes. Carlisle était-il en train de suggérer que nous soyons victimes d’une quelconque manipulation ? Mes nouveaux sentiments – qui étaient pourtant anciens –, étaient-ils factices ? Pour la première fois depuis plusieurs jours, je sentis une vague de soulagement me submerger. Edward soutint mon regard, et le sien s’éclaira à son tour.
- Edward, Bella ?
Le reste de la famille nous observait, perplexe.
- Nous avons eu en effet... Certains comportements anormaux, répondit finalement Edward après une longue hésitation.
Je ne pouvais détacher mon regard du sien, reconnaissante de sa discrétion habituelle et de la lueur familière qui illuminait ses prunelles. Je pouvais y lire le même soulagement qui m’habitait alors.
- Comment ça ? Nous interrogea Carlisle.
Mon mari trépigna et mis de nouveau une pause avant de reprendre la parole.
- Nos sentiments ont quelque peu... Évolué. - Edward, je sais que ce n’est pas plaisant, mais il me faut plus de détails, insista mon beau-père.
Alors je baissai la tête, trop honteuse et coupable pour soutenir le regard de mon époux, et d’affronter ceux du reste de la famille. Par respect et pudeur, Edward ne répondit pas, mais se tourna vers les siens. Plusieurs réactions se manifestèrent alors. Rosalie prit une grande inspiration, qu’elle retint, manifestant ouvertement son indignation, Emmett s’adossa à une fenêtre, sidéré, Esmée porta une main à sa bouche, qu’elle reposa aussitôt le long de son corps, Alice et Jasper nous observaient avec compassion, et Carlisle restait – évidemment – de marbre. Seule Renesmée semblait ne pas saisir la situation et les réactions de chacun.
- Comment as-tu pu ? Murmura Rosalie, pleine de rancœur.
J’osai alors lever la tête et risquer un coup d’œil en direction de ma famille, et la rebaisser aussitôt. Je n’étais décidément pas digne et humble. Un son rauque et sifflant monta de ma gorge. J’imagine que cela équivalait à des pleurs, chez les vampires. Pour la première fois depuis quelques jours, je ne ressentais pas seulement de la tristesse et de la culpabilité. La honte s’était également manifestée. Je me détestais.
- Rose... La réprimanda Edward. - Quoi ? Cracha-t-elle. Tu vas me reprocher de lui en vouloir, alors qu’elle te fait de nouveau souffrir ? - Rosalie, intervint son père. Cela ne te regarde pas, pas plus que ta dispute avec Emmett ne la concerne. Respecte-la.
J’étais reconnaissante envers Carlisle pour son intervention, mais avais parfaitement conscience que je ne méritais rien d’autre que des reproches.
- Comment est-ce possible ? Demanda Alice.
Contrairement à sa sœur, elle semblait plus étonnée et triste qu’énervée. Je la regardais alors, voulus émettre quelques mots, mais n’y parvins pas. Une boule familière obstruait ma gorge. Je dus lui répondre par un simple regard, car elle se précipita vers moi et me prit dans ses bras.
- Tu es bien compatissante, maugréa Rosalie.
Ignorant sa remarque, je me blottis dans les bras d’Alice et éclatai littéralement en sanglots sans larmes. Elle se recula alors au bout de quelques secondes, me prit la main et m’entraina au-dehors. Lorsque je passai près d’Edward, il m’effleura le bras par compassion. Il ne nous suivit cependant pas, devinant très probablement qu’il me fallait être seule avec sa sœur.
Nous marchâmes longtemps avant qu’elle ne prononce quelconque parole, désirant sans doute être hors de portée d’écoute.
- Tu veux en parler ? Me proposa-t-elle au bout d’un moment. - Je ne sais pas.
Elle referma un bras sur mes épaules et nous continuâmes notre route sans savoir où elle nos conduirait. Alentour, le jour avait désormais cédé la place à une nuit d’encre, et des yeux humains n’y auraient sans doute rien distingué. Même la lune était cachée par d’épais nuages. Comme s’ils craignaient quelconque danger, aucun animal ne semblait vouloir se manifester... Ou alors était-ce tout simplement nous qui les faisions se tapir. Alice devinant mon besoin de m’effacer, notre promenade se poursuivit en silence, et ce n’est qu’une heure plus tard que nous décidâmes communément, toujours sans prononcer un mot, de regagner la villa. Cette virée, si muette fut-elle, me fit un grand bien.
Lorsque nous entrâmes, tous nous attendaient dans le séjour. Il me semblait que personne, hormis Edward, n’avait bougé de sa place initiale. Rosalie me lança un regard d’excuse, que je ne compris pas. Carlisle s’avança alors vers nous, un sourire rassurant illuminant son visage.
- Nous savons ce qu’il se passe. |
|  | | Tititof Perd connaissance


 Nombre de messages: 823 Age: 34 Localisation: garde la main chaude de Jacob dans la sienne Date d'inscription: 29/08/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mar 6 Mar - 18:58 | |
| Chapitre 12| Citation: | Je sais que tu aimes Jacob, me répondit mon mari. Je l'ai remarqué. ... Tu ne te montres pas distante, mais je ressens pourtant un vide qui commence petit à petit à se creuser entre nous. |
ça craint quand même leur relation là :s :s :s
| Citation: | Le cadre à côté de celui-ci représentait Jacob et Renesmée. Mon ex-ami – je ne pouvais décidément plus le considérer ainsi –, portait ma fille dans ses bras impressionnants et la regardais avec tendresse. |
J'aime bien la petite phrase "je ne pouvais décidément plus le considérer ainsi", on sent vraiment le tournant de l'histoire là
| Citation: | | Son visage qui me réconfortait chaleureusement autrefois me semblait à présent plus beau et désirable, et j’eus soudainement l’envie de toucher le cadre |
Hum hum ...pas bien !!! LOL
Chapitre 13
| Citation: | | Grandir ? Et toi, il faudrait que tu te décentres, bon sang ! Répliqua-t-il à l’attention de Rosalie. Tu ne fais que t’occuper de ta propre personne, rien d’autre ne t’intéresse ! |
LOL j'adore cette expression !!! "Que tu te décentres " A retenir 
| Citation: | | Et pourtant, il va falloir, rétorqua Jasper. Vos émotions négatives m’incluent dans votre dispute, et j’en ai assez. |
J'aime beaucoup ce passage, ça me rappelle à quel point le pouvoir de Jasper est puissant et très intéressant 
| Citation: | J’ai l’impression que la famille va bientôt être dissoute, lâcha-t-elle soudain après un instant. |
Ok...manipulation extérieure...qui peut bien être derrière tout ça ???
| Citation: | Carlisle s’avança alors vers nous, un sourire rassurant illuminant son visage.
Nous savons ce qu’il se passe. |
Bah moi aussi je veux savoir !!! lol
Deux supers chapitres qui nous laissent en plan ! On veut la suite bientôt |
|  | | littlebylittle Dit au revoir à Edward


 Nombre de messages: 620 Age: 35 Date d'inscription: 21/02/2012
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mar 6 Mar - 23:11 | |
| rhaaaaa c'est frustrant de pas savoir ..... vivement la suite |
|  | | Vanille41 Partie en lune de miel


 Nombre de messages: 1964 Age: 29 Localisation: dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups Date d'inscription: 25/10/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Lun 12 Mar - 22:34 | |
| * J'aime la description que tu fais de la famille pendant la dispute de Rose et d'Emmett. On les voit bien tous. Assez statiques mais avec tellement de présence malgré tout par leur stature de vampire. * "il faudrait que tu te décentres" oups !  il l'a lâché ... * Y'a vraiment un hic sur les pouvoirs c'est certain !  J'avais donc raison, que tous sont touchés. Après comment c'est possible ? * Et Carlisle qui nous laisse en plan à la fin lol La magie vampire-loup serait-elle prise par un enchantement ? LOL |
|  | | cathylovesedward Emménagement chez Charlie


 Nombre de messages: 22 Age: 29 Date d'inscription: 31/01/2012
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Sam 17 Mar - 7:50 | |
| Encore un très bon chapitre !!! | Citation: | | - Nous savons ce qu’il se passe. |
Ben pas nous alors la suite viiiiiiiiiiiiiiiiiiite !!!
|
|  | | Vanille41 Partie en lune de miel


 Nombre de messages: 1964 Age: 29 Localisation: dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups Date d'inscription: 25/10/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Sam 17 Mar - 14:05 | |
| Mince, pour une fois que je reçois un mail pour la fic', je croyais que c'était la suite |
|  | | Alice_Cullen_57 Aide Angela


 Nombre de messages: 1459 Age: 26 Localisation: A la Push, avec Jake Date d'inscription: 26/07/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Sam 17 Mar - 17:41 | |
| | Tititof a écrit: | | J'aime bien la petite phrase "je ne pouvais décidément plus le considérer ainsi", on sent vraiment le tournant de l'histoire là |
Oui, un tournant... Qui s'est fait à la fois rapidement et très progressivement...
| Tititof a écrit: | J'aime beaucoup ce passage, ça me rappelle à quel point le pouvoir de Jasper est puissant et très intéressant |
Moi aussi, j'adore Jasper et son pouvoir!! 
| Tititof a écrit: | | Deux supers chapitres qui nous laissent en plan ! |
Lol!! Merci!! La suite arrive maintenant!!
littlebylittle, Vanille41 et cathylovesedward, merci pour votre fidélité!! La suite arrive tout de suite!! C'est un chapitre très très complexe, bien que j'ai essayé de faire au plus simple... lol!! Lisez avec attention et si vous ne comprenez pas tout, dites-le moi et j'essaierai de vous expliquer au mieux!! lol!!  Bonne lecture!!
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Chapitre 14 L'explication
L'optimisme de chacun me gagna. Au moins nous avions un début de solution. Je m'apprêtais à demander à mon beau-père de m'en dire davantage lorsqu'une voiture se gara devant la villa et qu'une portière claqua.
- Oh ! Fit Alice. C'est Charlène, je lui avais dit de passer. J'avais oublié.
Rosalie roula des yeux.
- Ton amie débarque au mauvais moment ! - Je sais, je suis désolée. Faites comme si rien n'était !
La sonnette de la porte d'entrée retentit et Alice alla ouvrir à Charlène, qui tenait un livre et un sachet à la main. Lorsqu'elle me vit, cette dernière me regarda de haut en bas avec mépris, puis se tourna vers l'ensemble des Cullen.
- Bonjour ! - Bonjour Charlène, la salua Carlisle.
L'humaine tendit à Alice le livre qu'elle tenait.
- Tiens, je l'ai fini. - Merci. Tu n'as pas eu trop de mal à le lire ? - Si, Lucien Sfez est un peu barbant comme auteur, mais je m'y suis faite !
Esmée s'avança vers elle.
- Charlène, tu veux peut-être un café, autre chose à boire ? - Un café, ça ira parfaitement, merci ! Mais n'en faites pas spécialement pour moi. - Nous avons une cafetière à dosettes, ne t'en fais pas. - Je suis étonnée que vous en buviez, Alice ne mange et ne boit jamais rien quand je suis là ! Je me demande toujours comment elle peut tenir ! Rigola-t-elle.
Esmée rit à son tour et je fus surprise devant le naturel qu'elle affichait.
- Nous ne sommes pas de gros mangeurs ou buveurs dans la famille, Alice encore moins, expliqua-t-elle en allant dans la cuisine. - Son estomac est proportionnel à sa taille, renchérit Jasper en enlaçant tendrement sa compagne.
Ils échangèrent un regard plein d'amour et j'en fus quelque peu jalouse.
- La petite puce est là ? Demanda Charlène en balayant la pièce du regard.
Renesmée se leva alors du canapé et se dirigea vers elle.
- Bonjour, dit-elle timidement. - Eh, Nessie ! Comment ça va ? - Bien.
Lorsque Renesmée se fut approchée d'elle, Charlène afficha un étrange regard, qui se dissipa aussitôt. Sans doute n'était-elle pas habituée à la beauté particulière de ma fille. Je ne pus m'empêcher d'espérer que ce ne serait jamais le cas, tant je portais peu l'humaine dans mon cœur. Esmée revint de la cuisine avec une tasse posée sur une soucoupe.
- Voilà pour toi, dit-elle en lui tendant. Mais je t'en prie, installe-toi sur le canapé !
Une fois de plus, Rosalie roula des yeux, exaspérée de devoir supporter l'humaine. De mon côté, je comprenais qu'Esmée voulût paraître le plus naturel possible. Cette dernière posa une main dans le dos de Charlène, l'invitant à s'asseoir.
- Je ne veux pas déranger... Dit-elle en prenant place sur le divan. - Tu ne déranges absolument pas, assura Carlisle.
Charlène sourit puis posa de nouveau les yeux sur Renesmée avant de les plisser.
- Tu es grande pour ton âge, fit-elle remarquer. - C'est parce que... Commença ma fille. - Oui, les parents de Bella sont très grands, dit précipitamment Alice. Elle tient de ce côté-là.
Charlène acquiesça, mais elle me parut une fois encore sceptique. Alice avait des efforts à faire en matière de comédie.
- Tiens ma puce, j'ai remarqué que tu aimais beaucoup Dora l'Exploratrice. Je t'ai fait un petit cadeau.
L'humaine prit le sachet qu'elle avait posé à côté d'elle et en sortit une poupée à l'effigie du personnage de fiction.
- Oh, merci ! S'exclama Renesmée en s'avançant pour embrasser Charlène.
Je la rattrapais aussitôt, consciente que la température corporelle anormale de ma fille la surprendrait. L'humaine interpréta mal mon geste et son visage se ferma un peu plus à mon égard.
- C'est très gentil de ta part, lui assurai-je. Mais on ne peut pas accepter. - Pourquoi ? Demanda-t-elle à la limite de l'agressivité. - Oh, je t'en prie, Bella, Charlène voulait simplement se montrer gentille ! Dit Alice en m'adressant un regard particulier.
Je compris qu'elle voulait que je capitule afin de ne pas envenimer nos échanges.
- D'accord. C'est vraiment gentil, m'adressai-je une nouvelle fois à Charlène, toujours en empêchant Renesmée d'approcher d'elle. - De rien.
Elle but une gorgée de café.
- Tu as décidé de quel film on allait voir ? Demanda-t-elle ensuite à Alice. Je n'ai pas de préférence.
Ma belle-sœur parut ennuyée.
- Je suis désolée, mais je ne pense pas pouvoir venir au cinéma ce soir. - Ah bon ? - Oui, je ne me souvenais plus que j'avais plein de choses à faire. On ira une autre fois, si ça ne te dérange pas ! - Non, pas du tout.
Pourtant Charlène ne cachait pas sa déception. Elle finit son café d'une traite et se leva.
- Bon, je ne veux pas déranger plus longtemps... - Tu ne déranges pas ! Contra ma meilleure amie. - Je sais que tu n'as pas voulu dire ça, la rassura Charlène. Mais je préfère y aller.
Alice acquiesça et la raccompagna jusqu'à la porte. Avant de partir, l'humaine regarda une nouvelle fois Renesmée.
- À plus tard ma puce ! - Oui, à plus, Charlène !
Cette dernière lui adressa un clin d'oeil avant de saluer le reste de la famille et de partir.
Comme si chacun attendait cette opportunité, soulagés de ne plus devoir se montrer excessivement courtois alors que nous avions un sujet de préoccupation plus important, tout le monde se tourna vers Carlisle, oubliant instantanément la présence de l'humaine quelques secondes plus tôt.
- Bella, essaie de protéger Alice avec ton bouclier, veux-tu ? M’incita-t-il en comprenant qu'Alice et moi souhaitions enfin en savoir davantage sur sa découverte.
Ne comprenant pas le but de la manœuvre, je m’exécutais toutefois. Fermant les yeux, je pris une profonde inspiration – plus par habitude que par besoin –, et me concentrai. Sans plus grande difficulté, j’étendis mon bouclier protecteur au-delà de mon corps et enveloppai Alice. Sitôt, elle sursauta et ses yeux se perdirent dans le vague. Jasper se précipita vers elle et enlaça ses épaules, scrutant son visage avec inquiétude.
- Une salle haute et profonde, un jugement... Murmura ma belle-sœur en fronçant les sourcils. - Alice, intervint Jasper, de plus en plus soucieux.
Les yeux de mon amie reprirent peu à peu leur éclat naturel, emprunts toutefois de stupeur. Je me concentrai encore pour maintenir ma protection.
- Cesse de la protéger, m’ordonna gentiment Carlisle.
Sitôt mon bouclier claqua et revint à sa position d’origine. Alice ferma de nouveau les yeux et parut se ressaisir, appréciant sans doute les bienfaits du pouvoir de son compagnon.
- Qu’as-tu vu ? Lui demanda ce dernier. - Je ne sais pas tellement. Juste une salle haute et profonde. Et j’ai la sensation qu’il s’y déroulait comme... Un jugement. Mais c’est juste... Une sorte d’intuition. - Rien d’autre ? - Non, mais j’ai aussi la sensation que quelque chose m’échappe.
Elle parut se concentrer. Je regardai Carlisle qui semblait à présent contrarié.
- Ce n’est pas ce que je pensais, affirma-t-il, ignorant l’intervention d’Alice.
Tous les regards se posèrent sur lui.
- Je pensais que nous étions victimes d’un sortilège, car Bella ne peut subir quelconque manipulation mentale par un pouvoir vampirique, grâce à son propre pouvoir. Or, Alice en est manifestement victime, puisque nous sommes parvenus à le maitriser grâce au bouclier de Bella. - Et le pouvoir de Bella ne peut pas contrer un sortilège ? L'interrogea Jasper. - Non. Sortilèges et pouvoirs vampiriques n'ont pas les mêmes propriétés. L’hypothèse d'un sortilège est donc exclue. Cela revient aussi à penser que nos comportements étranges sont guidés par cette manipulation vampirique. Seulement, le problème vient des visions de Bella et de son illusion d’amour pour Jacob, logiquement provoquées par ce même pouvoir vampirique. Comment son bouclier peut-il se montrer inefficace face à ce phénomène ?
Il avait soulevé un point auquel personne ne pouvait répondre. Après quelques secondes, Esmée se rendit à l’étage.
- Un sortilège ? La magie existe ? Demanda Rosalie, perplexe. - Oui, tu en as déjà eu la preuve avec celle des Quileute, fit remarquer Carlisle. Et j’ai déjà rencontré de puissants magiciens. Mais l'hypothèse d’un sortilège n'est pas à envisager, de toute façon. - Je ne savais pas non plus que la magie proprement dite existait ! S’exclama Alice. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'un sortilège d’amnésie. - Un quoi ? L’interrogea Rosalie. - Un sortilège d’amnésie, répéta Edward en lisant dans les pensées d’Alice. Ce genre de sortilèges existe dans la saga littéraire Harry Potter, de Joanne Kathleen Rowling.
Rosalie roula des yeux, excédée par cette parenthèse.
- Il aurait pu servir pour me brouiller la mémoire, rétorqua Alice, plus sérieuse. - Se peut-il que mon pouvoir ne soit plus aussi efficace face aux autres pouvoirs vampiriques ? Supposai-je en revenant au sujet principal. - Je ne pense pas, décréta Carlisle. En plus de cent ans, celui d’Edward a toujours parfaitement fonctionné. Alice et Jasper, hormis ces derniers temps sous manipulations mentales, n'ont pas non plus connu cet incident. Je ne pense donc pas que le tien ait faibli, surtout en l’espace de même pas deux ans. Qui plus est, tu as parfaitement réussi à protéger Alice avec ton bouclier. Il est donc toujours efficace.
Nous débouchions sur une impasse. Telle avait déjà été qualifiée la situation par Edward, alors que nous nous connaissions à peine et que nous étions déjà épris l’un de l’autre. Une impasse.
- Pourquoi Edward n’est-il pas également victime de cette manipulation ? Répliqua Jasper sans s’éloigner de sa compagne.
Cette remarque laissa le médecin perplexe.
- Je ne sais pas, avoua-t-il. Certaines questions n’ont pas de réponses pour le moment et il faut les trouver. Je pensais la situation bien plus simple que ça.
De longues minutes passèrent durant lesquelles chacun cherchait des explications. Au bout de quelques instants, Alice, qui avait calé sa tête entre ses mains, gémit.
- Alice ? S’inquiéta de nouveau Jasper. - Ça va, le rassura-t-elle. Je suis juste épuisée. - Épuisée ?
Emmett avait été surpris d’une telle révélation.
- Je ne sais pas, c’est étrange, expliqua-t-elle. - Tu es fatiguée mentalement, avançai-je. - Oui, dit-elle en me toisant avec étonnement. C’est exactement ça, je me sens fatiguée mentalement. Je ne sais pas si c’est parce que j’essaie de chercher un élément manquant à ma vision, un détail qui m’échappe, mais avoir eu cette vision m’a épuisée. - Évite d’y réfléchir, suggéra Carlisle. Le bouclier de Bella ne te protège plus, il est normal que tu ne voies plus rien. - Je sais. Pourrait-on réessayer plus tard ? Je ne me sens pas la force... - Bien sûr, décida le médecin. Tâche de te reposer... Mentalement.
À cet instant, Esmée revint dans le séjour, un livre à la main.
- Carlisle, je ne voulais pas trop m’avancer tout à l’heure, mais c’est bien ce qu’il me semblait, dit-elle en tendant l’ouvrage à son mari et en l’ouvrant à une page précise. Les pouvoirs vampiriques sont insensibles et imperméables aux sortilèges.
Carlisle fronça les sourcils et plongea dans la lecture. Après quelques minutes, il releva la tête et soupira.
- En effet, admit-il. Cela confirme bien ce que nous pensions, nous ne pouvons être victimes d’un sortilège. Il s’agit donc bien de manipulations mentales par pouvoir vampirique. - Mais...
Ce mot venait de sortir de ma bouche malgré moi.
- Mon pouvoir n’est donc plus efficace, décrétai-je.
Carlisle hocha la tête, totalement perdu, ce qui m’étonna. Si j’avais du désigner l’un des Cullen comme ayant la science infuse et réponse à chaque problème, je n’aurais pas émis de doute et aurais porté mon choix sur lui.
- Cela n’a aucun sens, dit-il agacé en s’asseyant sur un fauteuil.
Je vis Renesmée, tapie au fond de la pièce, observant nos suppositions, tenant contre elle la poupée que Charlène lui avait offerte. L’inquiétude se lisait sur son beau visage. Bien qu’elle ne comprenait sans doute pas les raisons de nos questionnements, elle percevait cependant la tension qui régnait, et cela suffit pour me mettre mal à l’aise. J’aurais tellement préféré que ma fille ne soit aucunement mêlée à cela ! Jacob, au moins, lui aurait changé les idées. J’interrompis volontairement le fil de mes pensées. Il ne fallait pas que je pense à lui, surtout que ma réflexion aurait été possible à une autre époque, récente mais qui me paraissait pourtant si lointaine. Nous devions prioritairement comprendre la situation et trouver une solution.
Edward faisait les cent pas, réfléchissant manifestement à l’allure à laquelle il se déplaçait.
- Nous ne pouvons être victimes d’un sortilège car il ne peut affecter nos pouvoirs. Or, celui d’Alice l'est, et celui de Jasper et le mien fonctionnent parfaitement. Bella, qui pourtant est victime d’une illusion, ne peut non plus être sujette aux manipulations mentales. D’un autre côté, Emmett et Rosalie se comportent étrangement depuis quelques jours, résuma-t-il. - Et j’ai le très mauvais pressentiment que la famille est sur le point de se dissoudre, rappela Esmée. Mais cela est sans doute du au fait que je vois vous éloigner de jour en jour, ajouta-t-elle en englobant Emmett, Rosalie, Edward et moi, d’un geste de la main. - Oui, probablement, déduisit mon mari en regardant sa mère avec désolation.
Il se tourna vers Carlisle, une nouvelle idée en tête.
- Est-il possible que certains d’entre nous soient victimes d’un sortilège, et d’autres de manipulations mentales par pouvoir vampirique ?
Mon beau-père sembla soudain interloqué.
- Explique ta théorie, l’encouragea-t-il.
En dépit de la situation problématique que nous vivions, le terme « théorie » me rappela Jacob, qui me livrait la sienne quelques heures plus tôt. Une fois de plus, je chassai ce souvenir et tachai de me concentrer, tout en étant satisfaite qu’Edward ne puisse entrevoir mes pensées.
- Supposons qu’Alice soit effectivement sous manipulations mentales par pouvoir vampirique, elle ne peut profiter de son propre pouvoir. À côté de cela, Rosalie, Emmett et Bella... Peut-être même Jacob, puisqu'il a également constaté un changement dans ses sentiments, sont sous l’emprise d’un sortilège qui « guide » en quelque sorte leurs agissements et leurs émotions. - Mais Bella ne peut être manipulée mentalement, sous quelque forme que ce soit, objecta Carlisle. - Je ne parle pas de manipulations en ce qui concerne Bella. Ce qu’elle ressent, elle l’a déjà ressenti. Ses sentiments ne sont pas faux, ils sont juste « passés », et ils refont actuellement surface, au même titre que ses souvenirs qui reviennent sous forme de visions.
Tout me paraissait tellement clair, tout à coup. Chacun resta comme hébété durant de longues secondes, observant Edward avec stupeur, bien conscients que sa théorie tenait la route et pouvait expliquer la situation. À la fois soulagée et impressionnée par sa déduction, je me jetai à son cou, le serrant le plus fort possible dans mes bras.
- Oh, Edward, murmurai-je.
Carlisle se leva de son fauteuil, la tête haute, le regard perçant et un sourire en coin.
- J’approuve totalement ce que tu avances. Tout cela me paraît logique, dit-il à l’attention de son fils.
Esmée paraissait tout aussi fière et je décelai également de la joie dans son regard, lorsqu’elle nous observa, Edward et moi. Rosalie et Emmett échangèrent un bref coup d’œil, gênés. Après une hésitation, Emmett s’approcha de sa compagne, et non sans une pointe d’amertume, passa son bras autour de ses épaules. Tous deux montèrent à l’étage. De mon côté, je ne me desserrai pas de mon époux, trop heureuse de savoir que la situation se résoudrait très prochainement. Nous avions trouvé la cause du problème. Ne restait plus qu’à trouver la solution, ce qui me paraissait étrangement plus facile. Mes yeux se portèrent une nouvelle fois sur Renesmée et je lui fis signe d’approcher. Avec entrain, elle déposa sa poupée, se leva et se précipita vers nous avant de nous rejoindre dans notre embrassade. Il était bon de nous sentir de nouveau unis, avec la certitude que les blessures infligées récemment étaient déjà derrière nous.
Après quelques minutes, Renesmée ayant manifesté son besoin de sommeil, nous dîmes au revoir à notre famille, décidés à trouver la solution à adopter dès le lendemain. Nous étions arrivés à la porte d’entrée, accompagnés par Esmée et Alice, lorsque le sourire de cette dernière s’effaça brusquement, laissant place à une expression contrariée. Elle me regarda des pieds à la tête plusieurs fois avant de s’immobiliser.
- Tu as osé porter ce que tu as déjà porté ?
Je compris alors son énervement et lui souris à mon tour.
- J’adore ce bustier. Je ne peux décidément pas m’en séparer. - Mais tu as de si belles affaires ! Je me suis même interdite les matières trop soyeuses pour ta garde-robe, selon tes préférences, se plaignit-elle. - Je sais, et heureusement ! - Bon... Se résigna-t-elle dans une moue déçue. C’est bon pour cette fois, mais je veillerai à ce que ça ne se reproduise plus, continua-t-elle avec un clin d’œil.
Alice déposait les armes. Je ne la connaissais que trop bien, son agacement était feint, et n’avait été qu’un moyen de détendre l’atmosphère qui avait été trop tendue depuis la fin d'après-midi.
Edward, Renesmée et moi partîmes de la villa, impatients de retrouver notre propre maison. Si elle avait été le refuge de ma solitude et ma peine auparavant, il me tardait désormais de la regagner pour profiter pleinement du bonheur que je retrouvais. Comme à l’ordinaire, mon mari et moi mîmes au lit notre fille avec sa nouvelle poupée et nous rendîmes dans notre chambre. Mon élan de gaité fut aussitôt freiné, lorsque je constatai qu’une enveloppe était posée sur notre lit. Je reconnus immédiatement l’écriture de l'inscription « Bella » sur celle-ci, et m’alarmai. Ce qui était loin d’être une habitude cette fois, Jacob m’avait écrit une lettre. |
|  | | Vanille41 Partie en lune de miel


 Nombre de messages: 1964 Age: 29 Localisation: dans les bois en compagnie d'une bande de ... loups Date d'inscription: 25/10/2009
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Sam 17 Mar - 17:54 | |
| * Ouf ! Heureusement qu’Alice rattrape le coup lorsque Charlène dit à Nessie qu’elle est grande. Elle me plaît pas moi, cette Charlène. * Clin d’œil à Harry Potter ! * Alors si j’ai bien compris, c’est un enchantement mais qui ne marche pas sur tout le monde ? C’est ça ? |
|  | | cathylovesedward Emménagement chez Charlie


 Nombre de messages: 22 Age: 29 Date d'inscription: 31/01/2012
 | Sujet: Re: Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack Mar 20 Mar - 20:55 | |
| Bouh moi non plus elle me plait pas la Charlène... Nessie s'entendrait à merveille avec ma louloute fan de Dora !!! | Citation: | | - Un sortilège d’amnésie, répéta Edward en lisant dans les pensées d’Alice. Ce genre de sortilèges existe dans la saga littéraire Harry Potter, de Joanne Kathleen Rowling. |
Bien trouvé ) Vivement la suite |
|  | | | | Obstination (suite de Révélation) - Cullen / Wolf Pack | |
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